Qu’est-ce qu’un stop loss ?

Un stop loss est un ordre qui se déclenche quand un prix défini est atteint. Pour une position acheteuse, le seuil se trouve généralement sous le prix d’entrée. Pour une position vendeuse, il se trouve généralement au-dessus. Son but est de transformer une règle de sortie en instruction, mais le seuil choisi n’est pas une promesse de prix d’exécution.

L’AMF distingue notamment l’ordre à seuil de déclenchement et l’ordre à plage de déclenchement. Le premier devient un ordre au marché lorsque le seuil est touché. Il donne une priorité d’exécution, sans maîtriser le cours final. Le second ajoute une limite de prix, mais il peut rester partiellement ou totalement non exécuté si le marché traverse la plage trop vite.

La réponse simple est donc la suivante : un stop loss peut encadrer une sortie, mais il ne supprime pas le risque. La liquidité, la volatilité, une ouverture en écart ou les règles propres au produit peuvent créer une différence entre le plan et le résultat réel.

Comment calculer le risque prévu avant l’ordre

Pour une action, une estimation courante est : risque prévu = distance entre l’entrée et le stop multipliée par la quantité. Une entrée prévue à 50 euros, un stop à 48 euros et 100 actions donnent 200 euros de risque avant frais. Si le prix réel d’entrée change, le calcul doit être refait avec la nouvelle distance.

Cette formule n’est pas universelle. Un contrat à terme utilise une valeur par point ou par tick. Une option et un produit à effet de levier ont des caractéristiques différentes. Consultez les spécifications actuelles. Ajoutez les commissions et prévoyez que le prix de sortie peut dépasser le seuil en cas de mouvement rapide.

Exemple d’un risque planifié avec un stop, avant frais et écart d’exécution.
ÉlémentValeurCalcul
Entrée prévue50 €Prix de départ
Stop prévu48 €Seuil de déclenchement
Distance2 €50 € moins 48 €
Quantité100Nombre d’actions
Risque prévu200 €2 € multipliés par 100

Seuil, limite et prix exécuté

Le seuil répond à la question : quand l’ordre devient-il actif ? La limite répond à une autre question : au pire, quel prix est encore acceptable pour une exécution ? Le prix exécuté montre ce qui s’est vraiment passé. Confondre ces trois valeurs empêche d’analyser correctement un stop.

Imaginons un stop de vente à 48 euros. Après une annonce, le premier prix disponible est 46,80 euros. Un ordre à seuil peut être exécuté près de ce prix, selon la liquidité. Avec une plage limitée à 47,50 euros, l’ordre peut ne pas être exécuté du tout. Aucun des deux choix n’offre une protection parfaite. Les conditions du marché décident de ce qui est disponible.

Un journal doit donc conserver le seuil et le type d’ordre, puis ajouter le prix final. L’écart entre le seuil et l’exécution est une donnée utile. Il peut révéler une faible liquidité, des horaires sensibles ou un instrument dont le comportement ne correspond pas aux hypothèses du plan.

Quoi noter dans le journal de trading

Avant l’entrée, gardez le prix prévu, le stop, la distance, la quantité, le risque calculé et la règle qui justifie la sortie. Ajoutez le type d’ordre et la durée de validité. Une capture prise avant le résultat aide à distinguer le plan d’une explication écrite après coup.

Après l’opération, notez l’entrée réelle, l’heure de déclenchement, le prix d’exécution, la quantité exécutée, les frais et tout ordre restant. Si le stop a été déplacé, gardez l’ancienne valeur, la nouvelle valeur, l’heure et la raison. Ne remplacez pas le plan initial par la version finale.

Proloca sert à relire les opérations enregistrées. Il ne transmet pas d’ordre et ne peut pas vérifier un prix en direct. Comparez les données du journal avec le relevé du courtier. Une erreur de saisie peut ressembler à un glissement important alors qu’elle vient simplement d’une quantité ou d’un prix incorrect.

  1. Noter le seuil, le type d’ordre et la durée avant l’entrée.
  2. Calculer la distance et le risque avec les règles de l’instrument.
  3. Conserver toute modification avec son heure et sa raison.
  4. Ajouter le prix réellement exécuté et les frais connus.
  5. Vérifier l’opération avec le relevé du courtier.

Comment relire plusieurs stop loss

Regroupez les opérations par instrument, session, type d’ordre et raison de sortie. Calculez l’écart moyen entre le seuil et le prix exécuté, mais gardez aussi la médiane et les cas extrêmes. Un seul mouvement violent peut déformer une petite moyenne. Le nombre d’opérations doit toujours rester visible.

Comparez le risque prévu avec la perte réelle. Si l’écart se répète sur le même marché ou à la même heure, ouvrez les opérations concernées. Regardez la liquidité, les annonces, la taille et les frais. Le but n’est pas de trouver une règle universelle, mais de vérifier si vos hypothèses correspondent aux exécutions observées.

Analysez également le respect du plan séparément du P&L. Un stop respecté peut produire une perte. Un stop déplacé peut parfois être suivi d’un gain. Le résultat seul ne dit pas si le processus était cohérent. Une revue courte et régulière limite la tentation de réécrire la règle après un cas marquant.

Questions fréquentes sur le stop loss

Un stop loss garantit-il la perte maximale ? Non. Le seuil déclenche l’ordre, mais le prix disponible peut être différent. Un ordre limité garantit-il l’exécution ? Non. Il protège une limite de prix, au risque de ne pas être servi. Faut-il déplacer un stop ? Cette décision dépend du plan, du produit et de la situation. Le journal peut montrer quand et pourquoi un déplacement a eu lieu, sans décider à votre place.

Un stop remplace-t-il une limite de risque sur le compte ? Non. Il agit sur une position et reste soumis à l’exécution. Les limites de taille, de perte quotidienne et de drawdown répondent à d’autres questions. Ce guide est éducatif et ne constitue pas un conseil financier personnalisé.

Sources et lectures utiles

Ces pages officielles expliquent les ordres à déclenchement et leurs limites d’exécution.