Qu’est-ce que le drawdown en trading ?

Le drawdown en trading est la baisse d’une courbe de capital entre un plus haut et le creux atteint avant un nouveau plus haut. Si un compte monte à 12 000 euros puis baisse à 10 800 euros, le drawdown est de 1 200 euros, soit 10 % du sommet. Il reste en cours tant que la courbe n’a pas retrouvé 12 000 euros.

Le drawdown maximal est la plus grande baisse observée sur une période donnée. Il permet de voir un risque que le résultat final peut cacher. Un compte peut terminer l’année en hausse tout en ayant subi une baisse profonde au milieu de l’année. À l’inverse, une petite baisse passée ne garantit pas qu’une baisse future restera limitée.

Le calcul dépend des données choisies. Une courbe mise à jour après chaque opération peut montrer un autre creux qu’une courbe mensuelle. Les frais, les dépôts, les retraits et les corrections peuvent aussi modifier le résultat. Une comparaison n’a de sens que si la méthode reste la même.

Comment calculer le drawdown

En montant, la formule est : sommet précédent moins creux suivant. En pourcentage, utilisez : sommet moins creux, puis divisez par le sommet et multipliez par 100. Avec un sommet à 12 000 euros et un creux à 10 800 euros, le montant est de 1 200 euros et le pourcentage est de 10 %.

Quand un nouveau sommet apparaît, il devient la nouvelle référence. Si la courbe passe ensuite de 13 000 à 11 050 euros, la nouvelle baisse est de 1 950 euros, soit 15 %. Le drawdown maximal de l’ensemble est alors 15 %. Gardez le montant et le pourcentage, car ils répondent à des questions différentes.

Exemple de deux phases de baisse sur une même courbe de capital.
PhaseSommetCreuxDrawdown
Première baisse12 000 €10 800 €1 200 €, soit 10 %
Nouveau sommet13 000 €13 000 €0 % au sommet
Deuxième baisse13 000 €11 050 €1 950 €, soit 15 %
Maximum observé13 000 €11 050 €15 %

Séparer le drawdown des mouvements de trésorerie

Un retrait peut faire baisser le solde sans être une perte de trading. Un dépôt peut masquer une baisse. Une remise à zéro de compte ou une correction produit le même problème. Si ces mouvements sont mélangés au P&L, la courbe peut créer un faux sommet ou un faux creux.

Gardez les dépôts, retraits, payouts et corrections dans une catégorie distincte. Calculez ensuite le capital à partir du solde de départ, des ajustements de trésorerie et du P&L de trading. Dans Proloca, cette séparation permet de relire la performance sans traiter un apport d’argent comme un gain.

Pour comparer plusieurs comptes, utilisez une règle identique. Un compte personnel, un compte financé et un compte archivé peuvent avoir des limites et des remises à zéro différentes. Une vue consolidée est utile, mais elle ne doit pas effacer le contexte de chaque compte.

Relier la baisse aux opérations du journal

Le pourcentage montre l’ampleur de la baisse. Les opérations montrent comment elle s’est formée. Ouvrez la période du sommet au creux et regardez le nombre de pertes, leur taille, les frais, les instruments, les sessions et le respect du plan. Une seule perte importante et dix petites pertes régulières n’appellent pas la même question.

Ajoutez des tags simples pour les changements qui peuvent compter : taille supérieure au plan, série de reprises rapides, marché peu liquide, stratégie nouvelle ou état émotionnel observé. Un tag doit décrire un fait. Des mots vagues comme mauvais ou indiscipliné donnent peu d’éléments à vérifier.

Ne cherchez pas une cause unique trop vite. Un drawdown peut réunir plusieurs facteurs et une petite série ne prouve pas une relation stable. Comparez des groupes proches, gardez le nombre d’opérations visible et relisez les cas qui influencent fortement la moyenne.

  1. Fixer la même fréquence de calcul pour toutes les périodes comparées.
  2. Séparer les mouvements de trésorerie du P&L de trading.
  3. Garder le sommet, le creux, le montant et le pourcentage.
  4. Ouvrir les opérations comprises entre le sommet et le creux.
  5. Comparer la taille, les frais, le plan et le nombre de cas.

Utiliser une limite de drawdown sans perdre le contexte

Une limite de drawdown est un seuil de surveillance défini pour un compte. Elle peut aider à voir quand une baisse approche d’une règle écrite, mais elle ne prédit pas la prochaine opération. La définition exacte doit rester visible : point de départ, fréquence de mise à jour, prise en compte des gains non réalisés et règle après un nouveau sommet.

Les comptes financés peuvent employer un seuil fixe, un seuil suiveur ou une règle quotidienne. Ces méthodes ne sont pas interchangeables. Recopiez les conditions officielles du compte et vérifiez leur version actuelle. Le journal peut suivre une valeur, mais il ne remplace pas le tableau de bord ou le règlement du fournisseur.

Pendant une revue, comparez la baisse réelle avec les limites écrites et les tailles utilisées. Si une règle a été modifiée, gardez l’ancienne version, la date et la raison. Cela évite de déplacer le seuil après avoir vu le résultat.

Questions fréquentes sur le drawdown

Le drawdown est-il la même chose qu’une perte ? Une perte est un résultat sur une opération ou une période. Le drawdown suit la baisse cumulée depuis un sommet. Quand se termine-t-il ? Quand la courbe retrouve ou dépasse le sommet de référence selon la méthode choisie.

Un drawdown maximal historique indique-t-il la pire baisse future ? Non. Il décrit seulement les données observées. Peut-on comparer deux stratégies avec ce seul chiffre ? Non. Il faut aussi regarder la période, la fréquence des données, les frais, le rendement, le nombre d’opérations et la méthode de calcul. Ce contenu est éducatif et ne constitue pas un conseil financier.

Sources et lectures utiles

Ces références donnent du contexte sur le drawdown, le risque et les pertes liées aux produits spéculatifs.